Bienvenue  (Blabla) posté le samedi 10 novembre 2007 23:43

Tout d'abord je vous souhaite la bienvenue sur mon histoire. Cela fait un moment déjà que je l'ai commencée mais j'ai eu l'envie de la publier. Une première version existait déjà. Celle-ci devrait être mieux. Du moins je l'espère.

Cette histoire sera du type fantasy. Donc ceci se passe dans un monde tout droit sorti de mon imagination plutôt étrange. Il y aura forcément des ressemblances avec des auteurs connus, peut être les dénicherez vous mais évitez de crier au plagiat. On ne peut pas réinventer totalement un monde qui a déjà été tant exploité.

Passez un moment agréable.

 

Plume

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Publicité  (Blabla) posté le dimanche 11 novembre 2007 10:59

Ici vous pouvez laisser votre publicité vers votre roman ou vers votre histoire sims (pourquoi pas après tout je suis ouverte à toutes les possibilités).

Ayez, je vous prie, la décence de lire mon histoire avant de poser votre pub. Ou au moins une partie. Laissez aussi un petit résumé, ça donne toujours plus envie de la lire.

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Carte  (Blabla) posté le dimanche 11 novembre 2007 11:09

Voici une carte du monde dans lequel se déroulera l'histoire.  J'avoue que la carte est très mal faite mais c'est plus pour vous donner un ordre d'idée que pour faire une oeuvre d'art.

Le territoire d'Alzernia est recouvert majoritairement de forêts. Sa capitale est Adagio. Il est allié à l'archipel de Mishga.

L'archipel de Mishga est marécageux à de nombreux endroits. Sa capitale est Groellia. Il est allié à Alzernia.

Le royaume de Suflla est montagneux.  Sa capitale est Soufflika.  Il est allié à Sahra.

Le royaume de Sahra est désertique.  Sa capitale est Subega. Il est allié à Suffla.

 

Voila c'est très bref mais vous aurez plus de détails dans  l'histoire.

 

Edit : Non Absynthe tu n'es pas folle! Et en bas à droite c'est pas un serpent. Tu le découvriras plus tard ce que c'est

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01  (Histoire) posté le dimanche 11 novembre 2007 14:16

Le prince Yvain contemplait les décombres du village. Défier l'autorité royale était la dernière des choses à faire. Mobagia avait eu l'occasion de le vérifier. Les maisons en chaumes s'étaient embrasées avec délice. La fumée noire s'élevait comme un avertissement pour le reste de la population Alzernienne. Les habitants quant à eux avaient été tués, sans distinction de sexe ou d'âge. Le roi n'aimait pas avoir recours à ces méthodes mais ces stupides paysans avaient commencé à organiser une révolution. Un coup des pirates strogiel, avait-t-il amèrement pensé. Il avait donc envoyé son fils et un petit détachement de soldats pour éttouffer toute forme de résistance. Yvain n'avait pas eu son mot à dire. Il était parti pour cette répression avec une bande de tocards. Et maintenant il regardait l'étendue du massacre qui venait de se produire. Il était pris de remord. Pauvres enfants qui n'avaient rien demandé. Pour essayer de se déculpabiliser un peu, il se dit que les laisser orphelins n'aurait pas été un grand cadeau. Cependant cela ne lui avait apporté aucun réconfort. Il chercha un autre moyen de se faire pardonner des dieux qui grondaient désormais au dessus de la tête. L'orage menaçait. La déesse de la guerre était heureuse bien entendu, mais qu'en était-il de la déesse de la sagesse, la protectrice du village. Elle devait être furieuse. Que devait-il faire pour apaiser son courroux?

La réponse vint par elle même quand il entendit des bruits de combat derrière lui. Se retournant lentement, il put voir l'adolescente qui donnait tant de mal aux soldats. Grande, brune, elle était d'une beauté saisissante. Son regard vert éclatant se posa sur lui. Elle n'arrêta pas pour autant de se battre. Les deux dagues qu'elle brandissait devenait des armes meurtrières, tranchant tout ce qui passait à leur portée. Elle dansait entre ses adversaires avec la grâce d'un félin. Un chevalier arriva derrière elle et lui assena un coup du pommeau de son épée entre les omoplates. Elle s'écroula. Deux fantassins l'empoignèrent par les épaules pour la relever. Le guerrier à cheval allait lui donner la mise à mort quand Yvain l'arrêta.

« Son Excellence veut peut être finir le travail par lui même?

-Relachez là et donnez lui une arme. Je veux lui donner la chance de sauver sa peau. Si elle gagne, elle sera libre. Si elle perd, elle viendra au château ou Père décidera de son sort. Elle ferait une très jolie femme de chambre. »

Les hommes, un peu surpris, obéirent malgré tout aux ordres. On la libéra et on lui donna une épée. Les soldats formèrent un cercle autour des deux combattants. La plaine était calme. Le vent soufflait par rafales, attisant les flammes qui léchaient avidement les batisses encore debout. Le cri d'un oiseau de proie se fit entendre dans le lointain. En levant la tête, on pouvait l'apercevoir tourner haut dans le ciel.

La jeune femme se concentrait. Elle voulait sa liberté. La mort ne l'effrayait pas, ce qui lui faisait le plus peur était la détention qui la précèderait inévitablement. Cependant, elle n'avait jamais aimé les combats à l'épée et se doutait que le prince serait un adversaire redoutable.

Yvain admirait son calme et la beauté. Elle semblait perdue dans ses pensées à mille lieux de là. Malgré ce qu'il avait pu dire, la vraie raison de ce combat était le sauvetage de la fille. Elle le fascinait. Des proportions parfaites, des formes envoutantes,un visage divin, des yeux superbes.

Elle décida de passer à l'action pendant qu'il réfléchissait. Ce n'était pas très honorable mais c'était sa seule chance de s'en sortir. Sa lame fut rapide. Elle fondit droit sur le côté de son assaillant. Le choc fut rude. Le fer de l'homme avait arrêté sa course. Le temps qu'elle se remette en garde, le prince avait déjà posé la pointe de son arme sous sa gorge, mettant fin au combat. Il lui ordonna de lacher son épée. Elle s'exécuta, sentant le froid de l'acier sur sa peau nue. Un homme la ceintura, lui écorchant les poignets. Elle sentit la fureur s'emparait d'elle, pourtant elle ne fit rien. Il était inutile de provoquer la colère de ses agresseurs. Des larmes de rage perlèrent à ses yeux. Elle essaya de les arrêter mais c'était peine perdue. Alors elle fit retomber ses cheveux chatains devant son visage pour essayer de les cacher.

Elle fut ligoter sans ménagement et jeter sur le dos d'un cheval en travers de la selle. Les cavaliers prirent la direction d'Adagio, capitale d'Alzernia. Pour cela, ils devaient traverser la forêt. La terre alzernienne était florissante. Le nombre d'espèces de végétaux dépassait l'imagination humaine. Quand ils entrèrent dans les bois, les bruits de la population les submergèrent. Les chants des oiseaux envahissaient tout l'espace. Les frondaisons empêchaient la lumière de parvenir jusqu'à eux, les plongeant dans une obscurité rassurante. Les plantes grimpantes envahissaient la plupart des arbres. Quand les montures réclamèrent du repos, le prince décréta enfin une pause. La prisonnière fut reposée sur le sol. On lui donna un morceau de viande séchée qu'elle machouilla sans grande conviction. Son dos la faisait terriblement souffrir et elle doutait pouvoir remarcher un jour. Ils avaient six heures de repos avant de repartir. La jeune femme se roula en boule comme elle le put et s'endormit rapidement.

Yvain prit le premier tour de garde. De toute façon, il ne parvenait pas à fermer l'oeil. Trop de pensées se mélangeaient dans sa tête. Qui était cette fille? Qui lui avait appris à manier les dagues ainsi? Pourquoi l'avait-il sauver? Mais toutes les réponses semblaient se dérobaient dès qu'il s'en approchait. Déçu et irrité, il concentra son attention sur les bruits alentours. Aucun n'indiquait une quelconque agitation. Une attaque demeurait très peu probable.

Au bout d'une heure, il réveilla celui qui prenait la relève puis alla se coucher, sans pour autant parvenir à se reposer. Il venait à peine de tomber dans le sommeil qu'on le secoua pour reprendre la route. Il se mit en selle sur sa fidèle licorne.

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02  (Histoire) posté le dimanche 11 novembre 2007 21:48

 

Le groupe arriva à la capitale deux jours plus tard. La ville s'étendait sur la plaine à l'orée de la forêt. Les batisses des paysans étaient à l'extérieur de l'enceinte du château. Celui-ci reposait à l'écart des habitations. Entouré d'un fossé destiné plus à éloigner les paysans que des réels attaquants, sa silhouette imposante était la première chose que l'on remarquait.

Yvain fut le premier à entrer dans la rue principale. Les villageois l'accueillirent avec joie. Ils se pressèrent ensuite pour découvrir la jeune mobagienne que leur prince avait ramené. Celle-ci foudroyait du regard les habitants qui la dévisageaient un peu trop. Un enfant s'approcha pour la toucher. Un autre lui jeta une pierre. Elle avait voulu se rebeller, maintenant elle allait payer! Elle reçut un autre projectile. Très vite, et malgré ses vaines tentatives de protection, des bleus et des eraflures couvraient tout son corps. Elle avait mal. Chaque fibre de son être la faisait souffrir, aussi bien mentale que physique. Comment les gens pouvaient-ils être aussi méchants avec leurs pairs? Elle ne voulait pas savoir. Elle attendait maintenant sa mort certaine et espérait qu'elle serait rapide à venir la chercher.

Le prince n'aida pas la jeune femme. Elle ne recevait que ce qu'elle méritait. Pourtant la voir ainsi le peinait. L'adolescente affichait un air calme. Cependant il avait repéré son expression de souffrance un peu plus tôt. C'est pourquoi il fit accélérer son cheval. Arrivé devant les murailles, il siffla un des gardes. On fit descendre le pont levis et remonter la herse.

La prisonnière était fascinée par tout ce qui se passait autour d'elle. Bien sur elle en voulait à cet homme. Bien sur, elle le détestait. Bien sur elle voulait s'échapper. Mais elle n'en avait pas l'occasion et ce qui lui était donné de voir était captivant. La cour du château ressemblait à une ruche bourdonnant d'ouvrières. Les palefreniers s'occupaient des chevaux pendant que les divers domestiques couraient d'une aile à l'autre chargés d'objets divers. Un seigneur voisin rendait visite au roi. Il était entouré de chevaliers en armures étincelantes. Les destriers étaient tous plus superbes les uns que les autres. Les toilettes des quelques dames qui avaient fait le voyage la subjuguèrent. Leurs longs cheveux parfaitement peignés et tressés étincelaient au soleil. La captive regarda avec dégout sa propre crinière. Indisciplinée, sale, inégale, courte. Elle poussa un soupir puis se concentra sur le seigneur.

C'était un petit homme replié sur lui même. Son regard semblait éteint pourtant une impression de force et de pouvoir se dégageait de lui. Ses vêtements brodés d'or soulignait sa richesse et son orgueil tandis que ses hautes bottes en cuir le désignait comme un cavalier émérite à en juger par leur usure.

L'adolescente détourna les yeux. Ce fut à ce moment qu'elle ressentit un choc. Son esprit tout entier en fut ébranlée. Elle ne pouvait plus bouger, plus respirer, son corps était habité par une langueur inhabituelle. Comment expliquait ce qu'elle ressentit à ce moment là? Elle l'ignore toujours. Un grand bouleversement de l'âme. Des papillons dans l'estomac. Tout cela ne représentait qu'une infime partie des symptômes de son malaise. Malaise accompagné d'un grand bonheur. Quel mot utiliser? Elle n'avait jamais été une oratrice hors pair ne comprenant pas les différentes émotions et réactions humaines. Elle avait toujours vécu dans la simplicité. La complexité de ce qu'elle éprouvait la submergeait complètement. Elle allait couler. Se noyer dans cet océan qui lui était offert. L'azur de son regard était éblouissant. Elle ne le connaissait pas pourtant elle ressentait pour lui une plus grande affection que pour nimporte qui.

Yvain s'approcha du nouvel arrivant et lui serra tendrement la main.

« Edward! Quel plaisir de te revoir parmi nous!

-Tu m'as manqué, Votre Majesté », se moqua gentiment le dénommé Edward.

C'était leur grand jeu depuis tout petit. Chacun cherchait à faire sortir l'autre de ses gonds. Pourtant ils s'adoraient, se considérant comme des frères. Cela faisait pourtant longtemps qu'il ne s'était pas vu. Plus de cinq ans pour être exact. Cette séparation avait cruellement affecté le prince dans les premiers moments. Puis il avait oublié. Ou du moins avait fait semblant. On n'oublie jamais un ami sincère. Passant un bras par dessus son épaule comme à un vieux copain, il l'emmena vers le château.

« Votre Grâce, que fait-on de la prisonnière?

-Au cachot. »

 

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