Son sort avait été scellé en deux mots. Elle allait croupir au fond d'une geôle. Elle se laissa trainer sans se débattre dans les couloirs au sol glacé. Ses pieds nus s'écorchaient contre les arêtes des pierres. Le garde la fit s'enfoncer dans les entrailles de l'édifice, toujours plus loin, toujours plus profondément. Elle ne savait plus où elle était. La tête lui tournait. L'air libre lui manquait. Une grille s'ouvrit devant elle. Puis une épaisse porte en bois. Une vingtaine d'hommes étaient assis dans une pièce circulaire. Ils avaient l'air morose et prêts à en découdre. En voyant l'adolescente, une lueur d'intérêt éclaira leur regard.
« Bienvenue Princesse! Tu vas voir, nous on est p'tet pas des rois, mais on va bien te traiter! » l'aborda un homme à l'accent trainant.
Le garde émit un petit rire puis la jeta dans la cellule. Elle trébucha et s'effondra au centre du cercle des prisonniers. L'un d'eux s'approcha pour essayer de la toucher mais avant d'avoir pu réagir, il reçut un violent coup de poing dans le nez. Un homme s'était interposé.
« Oh l'homme au regard de braise, fais pas ton intéressant. On s'ennuie tellement ici. Laisse nous la!
-Pas question. Bande de mollusques sans cervelle, vous n'avez pas honte de vous en prendre à une gamine. Je vous ai connu plus braves.
-Je ne sais pas comment tu fais pour supporter cette détention. On est traité comme des chiens. Même pas, comme du fumier. »
Un murmure d'approbation s'éleva. Voleurs, meurtriers, bandits, escroqueurs. Il y avait de tout. La peine capitale les attendait. Ils pourrissaient au fond de ce cachot. Alors puisqu'un peu d'animation était possible, autant en profiter. Tous les malheureux se levèrent d'un bond et rétrécirent le cercle.
L'homme au regard de braise fut bientôt assailli par plusieurs de ses compagnons. L'innocente captive regarda avec horreur les coups que prenait le jeune homme pour la protéger. Un truand s'approcha d'elle et la força à se retourner pour qu'elle lui fasse face. C'en fut trop. Avant qu'il n'ait eu le temps de comprendre ce qui se passait, une lame était placée en travers de sa gorge.
« Le prochain qui bouge aura la mort de ce sac à vin sur la conscience, déclara la prisonnière.
-Sac à vin?! Ca c'est un peu fort. Nous sommes tous d'honnêtes criminels qui n'avons pas toucher à la boisson depuis que nous sommes enfermés ici, s'exclama un grand individu balafré en s'approchant.
-Fais encore un pas, un seul, et je le tue sans aucun état d'âme. »
Tout le monde se figea.
« Maintenant, bande de gros tas, relachez le seul être digne de respect de cette salle. Et écartez-vous. »
Elle bluffait. Elle était terrorisée. Cependant elle devait faire quelque chose pour cet homme. La seule façon de parler à ces individus était de s'abaisser à leur niveau. Elle le savait Et c'était exactement ce qu'elle faisait. Toujours paraître le plus fort pour éviter les ennuis. Voilà la règle qu'elle appliquait à la lettre depuis plusieurs années déjà. Elle ne lui avait jamais causé de tort. Pourquoi cela commencerait-il aujourd'hui?
Après un moment qui lui parut une éternité, ils reculèrent.
J'ai encore pas mal de textes que j'ai déjà écrit mais JV beugue atrocement en ce moment alors je ne sais pas quand je pourrais les publier. J'essaye de les envoyer le plus vite possible. Et désolée si mes images sont assez pitoyables... mais j'avoue que je galère un peu sur Google alors il faut que je fasse des recherches détournées et ça me prend presque autant de tant que d'écrire (bon j'avoue là j'exagère un peu... Mais pas tant que ça)
D'ailleurs je n'en ai point trouvé pour cet article. Si quelqu'un à quelque chose à me proposer, je suis preneuse! (Neïa si tu passes par là, A L'AIDE!!!!)
Merci à ceux qui me lisent.
Bonne journée ou soirée ou nuit au choix!






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